Une école pour tous,
une pédagogie pour chacun.

Voilà quelques signes qui pouvaient m'interroger sur le fait qu'un enfant était éventuellement précoce (ou surdoué ou à haut potentiel intellectuel) :

- sa soif d'apprendre, de connaître et donc sa tendance à poser beaucoup de questions, et souvent, des questions "qui vont plus loin" et avec un vocabulaire recherché. Ces enfants se posent souvent des questions sur des sujets métaphysiques, physiques ou historiques (ex : Qu’y a-t-il après la mort ? Pourquoi est-ce qu’il faut vivre ? Comment a-t-on découvert les dinosaures ? Etc.)

- sa grande sensibilité, voire même son hypersensibilité face aux problèmes de la classe, de la vie en générale et donc sa tendance à souvent pleurer ou se mettre en colère face à certaines situations. (ex : C. qui pleure parce que sa copie est mal écrite, A. qui est très en colère car un copain l’a accusé à tort, …)

- son comportement qui souvent exprime un mal-être, un décalage, un besoin de reconnaissance. Les enfants ne vont pas l’exprimer tous de la même façon : certains vont chercher à se faire remarquer en ne respectant pas les limites, d’autres vont être violents, d’autres vont venir tout le temps voir l’enseignant, rechercher son contact, son intérêt…

- son perfectionnisme et sa difficulté à accepter l’erreur. Certains EIP préfèrent ne rien produire plutôt que de faire quelque chose qui ne ressemble pas à la tâche finale qu’ils s’imaginent. Par exemple les travaux manuels (carte fête de mères, cadeau de Noël, etc.) sont pour eux une source de grande frustration car ils aimeraient offrir à leur maman la plus belle des cartes et la-leur n’est pas parfaite. 

- le fait qu’il n’aime pas venir à l’école.

- sa socialisation pas toujours évidente. Parfois, l’enfant joue seul car il est décalé par rapport aux autres, ses centres d’intérêt n’étant pas forcément les mêmes et va souvent trouver l’adulte pendant ces moments de jeux. Quelques fois,  il est à la source de conflits car il ne comprend pas toujours comment fonctionnent les autres.

- son humour assez fin et une compréhension du deuxième degré.

- une tendance à être angoissé et à anticiper des situations négatives qui pourraient se produire.

- une tendance à se dévaloriser. Rien n’est assez bien fait selon lui/elle. Et l’EIP a conscience de ce qu’il ne sait pas encore, il lui semble donc être incompétent dans beaucoup de domaines. En outre, il trouve que ce qu’il sait (ou sait faire),  n’est pas difficile et que tout le monde le sait ou peut le faire.

Après un entretien avec les parents, si leur discours concordait avec mes soupçons, je leur proposais d'aller faire passer un test de qi à leur enfant. Si le test mettait en évidence un qi élevé, je mettais alors en place une pédagogie adaptée, en accord avec les parents. Je leur indiquais également l'existence d'associations telles que l'AFEP ou l'ANPEIP qui pourraient les accompagner dans la découverte de la précocité.

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