Une école pour tous,
une pédagogie pour chacun.

Comme exposé plus haut, l’objectif d’établir le QI d’un enfant est de mieux le connaitre pour pouvoir l’aider.

 

Vous pensez surement que si votre enfant va bien, a de bonnes notes à l’école et a des amis, il n’est pas nécessaire de le faire tester.

 

Pourtant, cet enfant ne vous semble pas tout à fait « comme les autres » : il a parlé très tôt, il se pose des questions existentielles, il lit des livres adaptés à des enfants plus âgés, il a des copains qui ont un ou deux ans de plus que lui, il est très sensible et a parfois du mal à gérer ses émotions, etc.

 

Souvent, les enfants qui découvrent leur précocité disent : « Ah, mais en fait, je ne suis pas fou ! ». En effet, même si vous avez l’impression qu’il ne s’en rend pas compte, l’enfant doué (autre terme pour appeler les enfants intellectuellement précoces) se sent souvent en décalage avec les autres enfants :

- Il n’a souvent pas le même raisonnement que les autres et ne comprend pas pourquoi,

- Il est très sensible à l’injustice dans sa classe par exemple et ne comprend pas pourquoi,

- Il a appris à lire tout seul mais n’ose pas le dire ou le montrer car il ne comprend pas pourquoi,

- Il s’ennuie en classe et trouve que ses camarades ne comprennent rien et ne sait pas pourquoi,

- Etc.

 

Le fait pour lui, de savoir qu’il est un enfant à Haut potentiel lui permet alors de mieux se connaître, de comprendre pourquoi il réagit comme cela et de commencer, dès le plus jeune âge, à utiliser les avantages de cette douance et à travailler sur les inconvénients de cette particularité.

 

En effet, avoir un QI supérieur à 130 ne signifie pas être plus intelligent que les autres, du moins pas comme cela est compris à l’école.

“Les HP ne sont pas forcément plus intelligents, mais ils ont une forme d’intelligence différente”, résume Olivier Revol.

 

Concrètement, faire tester son enfant si l’on a un doute sur une éventuelle précocité peut permettre, par exemple, à l’enfant :

- D'apprendre à analyser ses réponses pour comprendre ce qui s’est passé dans sa tête. Il pourra ensuite mieux expliquer son raisonnement lorsqu’on le lui demandera

- De mieux comprendre ses camarades et à être plus tolérant

- De comprendre qui il est, à ne pas se conformer sans cesse à l’image que l’on attend de lui. Il pourra ainsi grandir en étant lui-même

- D'avoir une meilleure estime de lui car les EIP sont hautement critiques d’eux-mêmes

- Etc.

 

Cette réflexion est d’autant plus vraie pour les filles qui ont tendance à se sur-adapter pour rentrer dans le moule. Cette sur-adaptation les empêche sur le long terme, de se construire en respectant leur personnalité.

 

D’expérience, les enfants, quand ils apprennent leur HP, ne le crient pas sur tous les toits et ne sont pas imbus d’eux-mêmes. En général, ils n’aiment pas trop être différents et le cachent plutôt aux autres.

 

Une fois encore, l’intérêt n’est pas le chiffre total en lui-même mais le compte-rendu que le psychologue se doit de fournir aux parents. Il y détaille les items de passation et le comportement de l’enfant pendant cette passation. Cela lui permet de décrire les caractéristiques du caractère de l’enfant et donc du comportement qui en découle. Ce compte-rendu m’a souvent aidée à comprendre l’enfant et à proposer une pédagogie plus adaptée au fonctionnement de cet enfant.

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